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Marée de Paradis

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La pêche à la morue

Chant de marin de Normandie

Répertoire du groupe Marée de Paradis.

Il existe deux exemplaires du "manuscrit du Pollet', un à Granville et l'autre à Dieppe. Ce manuscrit daté de 1842, dont le titre exact est: "Drôleries sur le Pollet et les Polletais", contient une description très vivante de la population du quartier maritime de Dieppe ainsi que cette chanson avec l'indication du timbre : "Quand la Mer Rouge apparut " un vaudeville du XVII ème siècle très souvent utilisé notamment durant la période révolutionnaire. Cette chanson fut sans aucun doute très populaire auprès des morutiers normands. Michel Colleu a retrouvé plus de cent trente ans plus tard "Faut avoir du courage", devenu un classique, qui servait à virer au guindeau sur les terre-neuviers fécampois, et qui est issu directement du chant présenté ici.

Discographie :
Marée de Paradis, CD 5, "Le grand quai".

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Paroles :

Mes amis nous faut chanter
La pêche à la morue
Mais pour faire ce métier-là
Il ne faut point être las
Il faut être hardi
Vivre sans soucis
Avoir du courage
Pour faire ce voyage.

Quand nous partons du pays
On met à la voile
On va de jour et de nuit
A force de toile
Puis on se conforme au temps
Du bon ou du mauvais vent
Toujours bien joyeux
Qui chant'ra le mieux
En filant la route
Allons boire la goutte

On arrive auprès du Banc
On évite les glaces
Et on trouve assurément
Une bonne place
On sonde les brassées d'eau
Pour s'y placer comme il faut
L'ancre est étoquée
La d'zure est haquée
Prêt à mettre dehors
Tribord et bâbord

Le lendemain au matin
On crie houze houze
Chacun s'éveille soudain
Et chacun se houze
On se houze promptement
Pour haler les petits gants
S'il y a dessus
Cinq six cents morues
Tout chacun s'agite
D'haler au plus vite

Le halage terminé
Chacun se dispose
C'est pour aller déjeuner
Ce qui n'est pas grand-chose
Après ce joli repas
L'ouvrage ne finit pas
Du matin au soir
Chacun son devoir
Tout comme c'est l'usage
Toujours grand courage

On a souvent mal aux mains
Fait par des piqûres
Souvent des piqûres d'hains
Forment des enflures
On s'en va derrière là-bas
En disant regardez-moi ça
Le cap'taine dit c'est rien
Tout ça va très bien
Allons à l'ouvrage
Faut prendre courage

On a quasiment toujours
De terribles tempêtes
Du brouillard du mauvais temps
Et puis de la neige
Et puis les mains abîmées
Et puis toujours travailler
Toujours tout crottés
Toujours barbouillés
Tout comme des vrais diables
Métier détestable