Marée de Paradis
Paroles

Discographie de
cette chanson :

Marée de Paradis, CD 5
Marée de Paradis
"Le grand quai"

Marée de Paradis, CD 4
Marée de Paradis
"chants de marins de Normandie"

La campagne de la Jeanne Cordonnier

Chants de marins de Normandie
Répertoire du groupe Marée de Paradis.


Marée de Paradis, chants de marins La "Jeanne Cordonnier", voilier du nickel armé au Havre par la Société des Voiliers Français, fut lancée en 1901 et coula en 1917. Lors de ces deux premières campagnes (l901-1903), c'est le capitaine Porcher de la chanson qui le commandait. Bouvron était un célébre marchand d'hommes de Nantes, un des rares dont la mémoire maritime ait retenu le nom (avec Fallu du Havre et Cancrelat de Saint Nazaire). Il tenait office à "La Ville de Rouen', 39 quai de la Fosse et contrairement à ses collègues, il n'avait pas trop mauvaise réputation auprès des marins.
Les trois premiers couplets et la musique proviennent d'une version chantée par le capitaine Lovizit et recueillie par R. Garcia, de Nantes. C'est un chant à virer au cabestan.

Discographie :
Marée de Paradis, CD 5, "Le grand quai", L'Autre Distribution.

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Paroles :

En passant par Nantes voulant naviguer
Bauvran me demande,
si je veux embarquer
A la ville de Rouen, le capitaine Porcher
Prit le command'ment de la Jeanne Cordonnier

Allons-nous en puisqu'on nous y engage
Allons carrément sur ce bâtiment
Allons au bureau toucher
trois mois d'avances
Et sans plus tarder commençons
par nous amuser


Le lendemain matin le second L'Hôtelier
Il fait larguer les voiles commande à manœuvrer
Hissons les aussières ! bordons les volants !
Et dans quelqu's instants
on va doubler Ouessant

En quittant Hobart pour Honolulu
Le tafia du matin nous l'avions déjà bu
On se casse les reins à coups de guindeau
Le soir y'a pas d'femmes pour nous gratter le dos
Paraît que les officiers veulent nous déclarer la guerre

Le capitaine commande le feu
le second l' pousse par derrière
Et les officiers une bande de cons !
Nous emmerderont bientôt
jusqu'en Calédonie

Nous voilà arrivés, mes fils à La Nouvelle
Les chalands des Canaques
nous chargent le nickel
Jusqu'au bateau en rade, en tirant l'aviron
Et nous an va s'tirer de ce maudit ponton.