|
Marée de Paradis propose un spectacle de chants de marins de Normandie, spectacle haut en couleurs qui, de par ses présentations, ses anecdotes, ses chants et sa musique, met en valeur la région normande et son patrimoine maritime.
Associant les chants de marins des deux Normandie (chants des clippers et des baleiniers du Havre, chants des Terre-neuvas fécampois et granvillais, complaintes des ports bas-normands et chants des pêcheurs dieppois), Marée de Paradis s'est constitué‚ un répertoire original qui lui vaut d'être reconnu parmi les groupes de chants de marins français les plus authentiques.
Cette authenticité a permis à Marée de Paradis de se produire dans tous les festivals maritimes français : Brest, Douarnenez, Paimpol, St Gilles-Croix-de-Vie, Dunkerque, Rouen, Le Havre, Caen, Rochefort,... et au Festival International de chants de marins de Mystic Seaport (USA)
Marée de Paradis se produit également dans de nombreuses autres manifestations : festivals de musiques traditionnelles, théâtres, médiathèques, centres culturels, et ceci à travers toute la France ainsi qu'à l'étranger.
| |
Capitaine Jean Recher :
« Une 'marée de paradis' ! Vous savez ce que c'est ? Imaginez un baromètre qui baisse, un ciel qui se charge de nuages gris dans le sud et le capitaine qui enfonce sa casquette un peu plus sur son front pour cacher le souci qui s'inscrit dans ses yeux.
Puis le vent se lève. Au début on l'entend, plus qu'on ne le sent. Des rafales blanchissent la surface de l'eau, produisant des embruns. Puis la mer se gonfle, secouant le chalutier, chahutant les marins qui, sur le pont, vident, décollent, tranchent et lavent la morue. Il va falloir vider le chalut, le serrer, arrimer et saisir le marériel pour affronter le coup de vent. Le poisson travaillé, le pont dégager pouvant encaisser les paquets de mer, les hommes harassés par de longues heures de travail iront se coucher et dormiront, dormiront nullement incommodés par les mouvements désordonnés du chalutier à la cape.
A l'accalmie, si la pêche est bonne, ils reprendront leur journée de boulot interminable, poussant à tue-tête pour couvrir les bruits extérieurs les chansons éternelles des marins qui rythment le mouvement de la main qui tient le couteau.
Connues jadis, elles cadençaient les gestes du vireur au guindeau ou du hisseur de voile. Hale dessus, matelot ! ».
|
|